« – Londres, 26 février – M. Eugène Rimmel, chef de la grande maison de parfumerie française, vient de mourir. » Ce 27 février 1887, il faut avoir de bons yeux pour ne pas rater cette dépêche du Figaro, noyée au milieu des affaires politiques et faits-divers en cette fin du XIXe siècle ! Pourtant, quelques jours plus tard, le même quotidien, par l’intermédiaire de son correspondant au Royaume-Uni, publie un éloge plus long sur « la personnalité la plus en vue de la colonie française », ce « grand négociant doublé d’un écrivain et d’un érudit de premier ordre ».
Elle était belle – mais, c’était une coquette dont le mérite était … une élégante toilette ! Son teint et ses couleurs ne lui venaient du ciel, non, mais du parfumeur Rimmel !
François Chatelain, 1874
De son vivant, Eugène Rimmel fut avant tout un « grand parfumeur », sa première passion. Ironie du temps qui passe, son nom est aujourd’hui associé essentiellement à un produit cosmétique qu’il développa, le Rimmel, créé dans les années 1880 pour intensifier le regard des femmes en allongeant les cils. L’ancêtre du mascara !
Après des obsèques solennelles dans la chapelle française de Leicester Square à Londres, en présence de l’ambassadeur de France et du consul-général, le corps d’Eugène Rimmel fut rapatrié en France, pour être inhumé dans le petit cimetière de Varennes-sur-Seine.
La chapelle funéraire d’Eugène Rimmel se situe à gauche de l’entrée du petit cimetière de Varennes-sur-Seine (Seine-et-Marne, 77) et semble oubliée de tous.