Pierre-Auguste Renoir, peintre amoureux des femmes (Essoyes, 10)

« Si Dieu n’avait créé la gorge de la femme, je ne sais pas si j’aurais été peintre ! » (Pierre-Auguste Renoir)

Buste et pierre tombale du peintre Pierre-Auguste Renoir à Essoyes, en 2016.
Buste et pierre tombale du peintre Pierre-Auguste Renoir à Essoyes, en 2016.

Lorsqu’il meurt, le 3 décembre 1919, Pierre-Auguste Renoir est un peintre admiré dans le monde entier, les années de misère se sont éloignées progressivement. Pourtant, il est singulier de relire la presse française de l’époque pour s’étonner du traitement réservé à sa disparition : si Le Figaro publie en première page un hommage à l’un des « peintres les plus voluptueux et les plus suggestifs […] de l’Ecole Française », les évocations, voire même mentions, de la mort du peintre sont rares dans les autres grands quotidiens. Certains ne l’évoquent même pas.

Le Petit Parisien est l'un des rares quotidiens français à évoquer la mort de Renoir.
Le Petit Parisien est l’un des rares quotidiens français à évoquer la mort de Renoir.

Mort à Cagnes-sur-mer, sur la côte d’Azur, Pierre-Auguste Renoir est d’abord enterré avec son épouse Aline (décédée en 1915) dans le cimetière du château, à Nice, dans le caveau du propriétaire de l’appartement que le couple louait. Le 7 juin 1922, leurs dépouilles sont inhumées dans le petit cimetière d’Essoyes. Le peintre repose aujourd’hui avec ses deux fils, l’acteur Pierre Renoir et le réalisateur Jean Renoir. Juste derrière, une autre tombe similaire : celle de son épouse Aline. Un buste réalisé par un de ses praticiens et amis, le sculpteur Richard Guino, indique de loin la tombe la plus célèbre du cimetière.

« Il est émouvant dans sa simplicité, ce buste. Il nous montre un Renoir émacié, douloureux presque, dont le masque, surmonté d’une coiffure évocatrice du Moyen Âge, est comme spiritualisé, parcheminé. La pensée l’habite et le transperce. » (Richard Tremblot de la Croix, 1958)

Pierre-Auguste Renoir repose avec ses deux fils, Pierre et Jean.
Pierre-Auguste Renoir repose avec ses deux fils, Pierre et Jean.

Village natal d’Aline, Essoyes devient un refuge, éloigné de Paris pour le peintre et sa famille dès 1885. Le couple achète une maison en 1896 et aménage dans les années qui suivent un atelier où Renoir peint de nombreuses toiles. On peut toujours admirer cette maison aujourd’hui, élément symbolique du parcours thématique Du côté des Renoir mis en place dans le village.

La maison des Renoir, en 2016.
La maison des Renoir, en 2016.
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