« De « Belles ! Belles ! Belles ! » à « Alexandrie, Alexandra », sa carrière a transpercé le monde de la chanson comme une flèche, son symbole. […] Homme de passion, de révolte, de paradoxe, mais homme de cœur ; fils exemplaire, père torturé, époux et amant insaisissable, prince charmant éblouissant de la chanson, cette idole aux habits de lumière n’aura-t-il été, comme il l’a chanté, qu’un vagabond venu des sables de l’Egypte, vagabond hors du commun, un vagabond de légende ? » (Guy Lux)

A quelques encablures de la forêt de Fontainebleau et de la tombe de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt, le joli petit village de Dannemois est un lieu prisé des nostalgiques de la chanson française populaire des années 1960 et 1970 puisqu’il abrite la tombe de Claude François, chanteur des plus populaires, dont le souvenir ne s’est jamais effacé des mémoires … et des cœurs, à en juger par l’impressionnant pèlerinage improvisé continuellement sur sa tombe.

Dans le petit cimetière de Dannemois, il y a toujours du monde. Des admirateurs évidemment, des fans qui ne peuvent passer une journée sans penser à leur idole et des curieux, beaucoup, intéressés par le culte rendu à l’un des chanteurs les plus célèbres de la variété française. Impossible de manquer sa tombe : c’est la plus fleurie et celle qui concentre les attroupements.

Claude François est inhumé aux côtés de ses parents Aimé et Lucia (dite « Chouffa »). La tombe impressionne le visiteur : une statue grandeur nature de l’artiste, offerte par le club belge Magnolias for Claude à l’initiative de sa présidente Jeanine Verstraeten, domine le cimetière depuis 1988, anniversaire des dix ans de la disparition du chanteur. Un court-métrage a même été réalisé la même année sur le rêve de cette commerçante bruxelloise d’offrir une statue de bronze à tous les admirateurs de son idole.

Autour de la statue, des dizaines de témoignages anonymes rappellent l’importance que peut avoir un artiste dans la mémoire collective et dans une destinée individuelle. La majorité est touchante, personnalisée comme rarement. A côté de l’imposante statue, un buste plus modeste de « Chouffa », la mère de l’artiste, offert par le même fan-club belge en 1993.



Un peu plus loin dans le village, les admirateurs peuvent visiter le moulin de Dannemois, ancienne propriété du chanteur, d’abord laissée à l’abandon puis reprise par un couple qui propose désormais un musée et un restaurant.
